Il y a quelques semaine je terminais ce livre :

livre


L'auteur, Anne-Marie Revol est journaliste. Elle a été pigiste pour France Inter et France Info, reporter au Figaro, chef d’éditions des matinales de RMC et depuis 2003, elle est journaliste-chroniqueuse pour les sujets de société dans l’émission « C’est au Programme » sur France 2.

Mais Anne-Marie Revol est aussi et surtout maman de Pénélope, Paloma et Lancelot.

Son livre, ce n'est pas un roman, ce n'est pas une fiction, ce ne sont pas des chroniques... C'est juste son histoire à elle et à ses filles, parties trop tôt dans un incendie en ce matin d'août 2008 dans le sud de la France.

Des lettre adressées à ses princesses dans lesquelles jour après jour, elle raconte, avec une émotion non contenue, ce qu'est de vivre avec l'innommable et comment, malgré tout, on arrive à survivre. Et à reconstruire, petit à petit, sa vie.

Ce livre ma chamboulée.

;Lors de sa sortie en librairie je n'ai pas couru l'acheter immédiatement. Pourtant j'avais envie de le lire, de découvrir cette histoire, ce drame dont je n'avais pas entendu parler à l'époque. Non pas par voyeurisme ou curiosité mal saine, mais simplement pour comprendre comment après un tel drame on peu se relever, continuer à vivre, à avancer, à souhaiter être de nouveau heureux.

Je l'ai acheté plusieurs mois après. J'ai même attendu un peu avant de le commencer. Je l'ai lu d'une traite. J'ai un peu souri, j'ai souvent pleurée, j'ai été bouleversée.

Je n'arrive pas à expliquer l'engouement que j'ai eu pour cette ouvrage. 

Je n'aime pas le malheur des gens, je n'aime pas le malheur en général bien évidement. Alors pourquoi m'auto-flageller avec cette bien triste histoire me direz-vous ? Peut-être parce que je suis aussi maman. Une maman de 4 choux qui sont ma raison d'être. Et que depuis les minutes même qui ont suivies leurs naissances, je n'ai qu'une crainte, qu'une peur qui me paralyse dès que je suis loin d'eux : les perdre à jamais.

Tout au long de cette lecture je n'ai fais que penser à cette mère et ce père (si discret, si pudique, mais tellement présent). A sa façon de faire, de penser, de réagir, de vivre... Et je me disais mais comment fait elle ? Où trouve t-elle toute cette force, cette intelligence pour continuer à exister ?

Ce n'est pas dans mes habitudes, je ne suis pas du genre "fan de", mais j'ai tout même voulu lui écrire quelques mots, quelques lignes toutes simples pour lui communiquer mon admiration.

Anne-Marie Revol m'a répondu  quelques jours plus tard. Une gentille lettre dynamique et pleine de fraicheur.


"Le bonheur est une chose fragile dont il faut profiter sans compter. La vie est monstrueuse." Nos étoiles ont filé, p. 78


Vous l'avez lu ? Vous avez un avis sur ce style de livre ?