J’ai une infection sous ma couronne. Cela pourrait être le titre du dernier film de Laurent Baffie, mais il n’en ai rien. C’est juste la réalité. J’ai une infection sous ma couronne. (Ma couronne dentaire, pour ceux et celles qui croiraient que j’ai une infection au cerveaux et que je porte une couronne... tous les jours de la semaine.)

Comment j’ai chopé cette saloperie ? Je ne serais te répondre. Quoiqu’il en soit, j’ai une liste de rendez-vous chez le dentiste longue comme mon bras et que cette petite merdouille va m’en couter un autre de bras !

Que celui qui aime aller chez le dentiste me jette la première pierre (pas dans les dents s’il te plait !), car j’ai comme envie de dire que d’aller chez le dentiste, pour le commun des mortels, c’est un peu comme aller se pendre avec la corde à sauter de la petite voisine. (Déjà faut te faufiler dans le jardin des voisins sans te faire ripère, ensuite que tu cherches parmis tout son bordel la fameuse corde à sauter, quand bien même tu la trouves rapidement et faut dénicher la branche ou poutre adéquate, pour au final passer à l’acte. C’est glauque hein ? Ca donne pas trop trop envie ?! C’est ce que je disais, pareil pour le dentiste.)

Mais bon, quand faut y aller, faut y aller. Je ne vais pas rester toute ma life avec cette petite boule tantôt rouge, tantôt jaune sur ma gencive !? Si ? T’es dégeu toi !!

Me voici donc allongée sur le fauteuil Stressless blanc ivoire de mon dentiste. Un spot dans les yeux pour ne pas voir ce qui m’attend. 

J’avais pourtant prise toutes mes précautions avant de partir de chez moi. Brossage des chicos en bon et due forme, un petit pipi, un verre d’eau pour cause de gorge sèche et légère envie de rendre. (Je ne sais plus si je te l’ai dis, j’aime pas les dentistes.)

Il commence gentiment par me tambouriner la dent avec un minuscule burin, style un tailleur de pierre. Comme il y va le gars, j’ai la tête qui part dans tous les sens ! C’est qu’on me le prend pas comme ça mon diadème !! Au bout de 10 minutes, il réussit à m’arracher la couronne à coup de mini tronçonneuse. Il est trop content, comment il ce prend pour Robin des Bois lui !

C’est juste à ce moment là que je l’ai senti arriver. Au début je n’y ai pas cru. Ce n’était pas possible, j’avais fais ce qu’il fallait avant de partir pour ne pas que ça arrive. Je me concentre. J’ai des doutes. J’essai de ne pas trop y penser. Ca revient, ça me harcèle. Je me reconcentre pour en être certaine, oups ! A oui effectivement, j’ai bien envie de faire pipi !

La bouche maintenu grande ouverte par des écarteurs métallique qui me tuent les commissures des lèvres, Robin Hood m’enfonce à coeur joie des tiges de toutes taillent dans la gencive.

Va lui dire de faire un break pipi toi ! 

Je me rassure en me disant qu’en moyenne un rendez-vous cela dure une bonne demi-heure voir trois quarts d’heure. Que cela fait déjà 25 minutes qui joue à Demolition City 2 dans ma bouche, que la fin est proche. Et puis rien de tel pour renforcer un peu plus mon périnée.

Sauf que les minutes passent et que Robin et son acolyte d’assistante ne cessent de me charcuter. J’en vois pas le bout. Je commence à avoir des sueurs froides, non pas qu’il me fasse mal (quoique des fois ça pique quand même !), juste que j’en peu plus. J’ai la vessie qui va exploser. D’ailleurs ai-je toujours une vessie ? J’ai la désagréable impression d’être anesthésiée du bas ventre.

Une heure et quart que je suis les pattes en l’air, allongée devant lui la bouche ouverte. (Même mon futur mari n’a pas le droit à cette position !) 

Dix minutes de plus et je lui pourri son cuir !

Enfin il me libère la bouche. Pas le temps de lui laisser en placer une. J’ai la vessie au bord du gouffre !

La gencive engourdie, les lèvres blanchâtre de produits en tout genre, coiffée tel le dessous de bras de Demis Roussos, je cours me soulager enfin, laissant Robin et frère Tuck comme deux ronds de flan (jamais trop compris cette expression, mais elle est assez pourrie pour que je la place quelque part !), avant de revenir comme çi de rien était. «  Vas-y, fini Bobby ! » 

Moralité de l’histoire : aller chez le dentiste, ça craint. Mais aller chez le dentiste et avoir envie d’uriner en plein milieu, ça craint encore plus ! Au prochain rendez-vous je me fais poser une sonde.

PS : Pour finir en beauté cette magnifique aventure, Dentiste me donne un antibiotique de cheval pour éradiquer l’infection (si celle-çi persiste j’aurai droit à une sympathique intervention chirurgicale, gloups !). Pharmacienne aussi discrète que peut être une pharmacienne qui parle toute la journée à des petites vieilles porteuses de Sonotones, me fait remarquer que ce genre d’antibiotiques provoque des diarrhées aiguës ! Super ! «  Je vous met un anti-chiasseux avec ??? »