Tu vas encore trouver que je me plains... Que dès que le soleil ne brille plus et que la moindre averse dégueulasse mes carreaux, je me mute en boulet chouinant. Et bah oui, j’assume... Je suis un boulet chouniant à la moindre occasion !

Si c’est pas le coup de blues du mercredi, c’est celui du no job (no zob aussi ?), ou celui de l’hiver qui revient tout les ans à la même période (depuis le temps, quelqu’un ne pourrait pas faire quelque chose pour remédier à ça ??), ou encore la ras le bol épisodique de passer pour la bobonne de service aux yeux de tous, sans parler du coup de mou quasi quotidien qui me ramène à la triste réalité de la vie : non je ne suis pas Paris Hilton (bon je te l’accorde celui là n’est pas très glorieux...)...

Pourtant bien nombre me dirait que j’ai une vie plutôt sympa. Limite une vie de pantouflarde de luxe. Je m’explique. Je ne travaille pas, mes enfants vont tous à l’école de 8h45 à minimum 16h45, parce que des fois je trouve que ça fait trop tôt 16h45 pour aller les chercher, que je n’ai pas assez glandouillée sans eux, donc je m’octroie une bonne heure de plus, et je les confie gracieusement aux "gens" de la garderie du soir.

Mes principaux dilemme du moment sont «  A quelle heure dois-je partir demain matin pour profiter à fond de ma journée shopping entre copines », «  Dans quel village du sud de la France louer notre villa de vacances de cet été ? », « Aller ou pas à la Zumba aujourd’hui ? Ah bah trop tard c’était il y a 1 heure ! », ou encore  « Quels couleurs de maquillage sur mes yeux pour mon mariage, plutôt foncé ou clair ? ». Enfin tu vois le genre, plutôt existentielle comme réflexion !

Je pousse même le vice à ne pas cuisiner. Mais alors quand je dis « pas cuisiner » je ne fais pas genre je ne cuisine que de la merde en boite, non ! même la daube en boite je ne m’y approche pas, c’est bien simple, je rentre dans la cuisine que pour me faire un thé ou piquer un Kinder Bueno aux gosses. C’est Chéri Bibi qui fait la popote. En plus de travailler comme un forcené (j’exagère un peu quand même, parce que des fois, le bureau c’est une douce couverture hein ?!), il fait les courses, parce forcement je ne sais jamais quoi acheter, je sais pas comment ça marche ! Il s’occupe des gamins quand il sent que je suis au bord du breakdown, c’est à dire, toutes les 24h à peu près. Il planifie des week-end sympa pour me sortir, des concerts de folaï pour me dégourdir les jambes, des restos très cher pour me faire croire que je le vaux bien... Bref, l’Homme ce plie en 12 pour me rendre heureuse.

Enfin je te passes tout les détails passionnants de ma petite vie cossu et je me plains comme je sais si bien le faire.

Donc je ne sais pas si c’est juste la pluie et le gris qui squatte le ciel de chez moi depuis quelques jours qui me rend d’humeur chafouine, mais je suis encore en pleine crise de dépression-post et pré ragnoutte-hausse et baisse d’hormones-soleil qui s’cache et pluie qui tombe-enfants qui me gonflent et mari qui fait rien comme il faut.

En général ça se traduit par le fait qu’il ne faut pas me parler ou alors juste pour me dire des choses qui m’intéresse, soit pas grand chose, faut pas trop me regarder non plus, faut pas me contrarier mais ça tu l’auras compris, faut pas me téléphoner non plus, parce que j’aime pas ça parler au téléphone, et surtout dans ces moments là. Sans oublier les caisses de Magné-B6 et d’Euphytose que je m’envoi dans le gosier. 

Mais surtout il y a une chose qu’il faut éviter plus que tout dans ces moment là, c’est de me téléphoner en pleine après midi juste au moment ou je glandouille (entre 8h45 et 17h environ donc), en te faisant passer pour le directeur de l’école de mon anesthésié de fils, pour me dire que ce dernier vient de ce battre avec untel, lui à ouvert la lèvre et qu’au passage a insulter une surveillante. Car tu vois c’est le genre de blagues qui me fait moyennement rire quand je suis d’humeur chafouine.

Ah ? C’était pas une blague ?

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